Un aperçu de notre démarche.
Depuis 1977, vous habillez les femmes avec une idée simple : le juste produit au juste prix. Ce qui a commencé dans un atelier de confection rue de Malte, à Paris, est devenu une maison de plus de 170 boutiques et plus de 320 personnes, sans jamais changer de cap. Votre style, vous le décrivez vous-mêmes comme casual chic et ensoleillé — des pièces qui passent de la ville au week-end, beaucoup d'imprimés, des matières naturelles, une féminité qui se joue dans le détail plutôt que dans la démonstration. Et la petite étoile cousue au dos de vos mailles depuis les premières collections dit assez bien ce que vous êtes : une signature discrète, reconnue par celles qui savent, jamais un logo qu'on affiche.
Ce qui vous distingue ne se voit pas en vitrine, et c'est pourtant ce qui change tout. En cinq ans, vous avez fait passer votre production de 40 % à 70 % en proche-import, en Italie et au Maroc. Vous n'achetez donc plus quatre mois avant la saison mais quatre semaines avant : vous ajustez les quantités au lieu de parier, et vous démarquez beaucoup moins que le reste du marché. C'est ce que Benjamin Bellaiche appelle passer d'une culture du chiffre à une culture de la marge — et c'est sans doute pourquoi vous affichez 15 % d'Ebitda dans un segment où beaucoup d'enseignes déposent le bilan. À cela s'ajoute une transmission familiale réussie : Benjamin à la présidence, Léa à la direction artistique, tous deux devenus actionnaires majoritaires de la maison de leur père.
Vous assumez de ne pas courir après la croissance à tout prix. L'objectif que vous affichez — aller chercher 20 % d'Ebitda sans objectif de croissance violente — sonne presque comme une provocation dans un secteur qui ne parle que de volume. Vos quatre valeurs, simplicité, efficacité, accessibilité et famille, ne sont pas un affichage : elles se lisent dans vos arbitrages, où le juste produit passe systématiquement avant le produit spectaculaire. Et sur la matière, vous avancez avec des chiffres plutôt qu'avec des slogans : 30,6 % de matières naturelles là où la moyenne du secteur se situe à 28,6 %, l'origine de 70 % de vos fibres déjà connue, et un engagement à 100 % de traçabilité d'ici 2026.
Des femmes de 35 à 55 ans, urbaines ou installées dans des villes côtières et touristiques, qui ont les moyens de bien s'habiller sans être dans le luxe. Elles ne courent pas après la tendance : elles construisent une garde-robe, pièce par pièce, sur plusieurs années. Elles achètent un pull en sachant qu'elles le porteront cinq hivers, et elles sont parfaitement capables de reconnaître une belle maille au toucher. Beaucoup passent en boutique le week-end, dans un moment qui relève autant du plaisir que du besoin.
Elles ont l'impression que tout se ressemble et que tout se dégrade en même temps. Les enseignes qu'elles fréquentaient depuis vingt ans ferment les unes après les autres, les matières sont de plus en plus fines, et une taille 38 ne veut plus dire la même chose d'une marque à l'autre. Surtout, le prix affiché ne leur dit plus rien de la qualité réelle, puisque tout est en promotion permanente. Elles ne savent plus à quoi se fier pour décider si un vêtement vaut son prix — et c'est épuisant.
Qu'un vêtement cher dure forcément plus longtemps, alors que le prix intègre surtout le loyer de la boutique, la distribution et les invendus. Que « fabriqué en Europe » est un gage automatique de qualité, alors que l'étiquette ne certifie que la dernière étape de fabrication et ne dit rien de l'origine de la fibre. Que les soldes sont une aubaine, sans voir que dans beaucoup d'enseignes la démarque est déjà intégrée au prix de départ. Et elles sous-estiment à quel point l'entretien pèse davantage sur la durée de vie d'une pièce que sa qualité initiale.
Tout ce qui leur redonne du pouvoir de décision au moment d'acheter. Comment reconnaître en magasin une maille qui va boulocher, ce que veut vraiment dire une étiquette, pourquoi deux pulls au même prix n'ont rien à voir. Elles réagissent aussi très fort aux coulisses honnêtes d'un secteur qu'elles fréquentent sans le comprendre : comment une collection se décide, pourquoi les prix montent, ce qui se passe réellement derrière une remise à 50 %. Le franc-parler d'un dirigeant qui parle de son propre métier sans langue de bois les intéresse infiniment plus qu'un discours de marque.
Les sujets que vous allez découvrir ne sont pas des idées sorties d'un chapeau. Ils sont le résultat d'un processus de recherche systématique conçu pour maximiser l'impact de chaque vidéo sur votre audience.
Chaque axe a été adapté spécifiquement au domaine du prêt-à-porter féminin :
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Les sujets et accroches présentés ci-dessus seront transformés en scripts prêts à être lus face caméra. Voici trois exemples rédigés pour vous donner un aperçu concret du résultat final.
Votre tonalité : Expert accessible et pédagogue, avec du franc-parler assumé. Benjamin Bellaiche ou Léa Bellaiche, filmé de trois-quarts, s'adressant à un intervieweur hors champ — comme s'il expliquait à un ami pourquoi la moitié de ce qu'on croit savoir sur un vêtement est faux. Les deux profils sont complémentaires : Benjamin est le plus légitime sur les coulisses du métier, les prix, la production et le retail ; Léa sur tout ce qui se touche, la matière, la maille, la coupe.
Chaque script est écrit pour être lu naturellement, comme une conversation — pas comme un texte corporate. Pas de jargon non expliqué, pas de formules creuses, pas d'appel à l'action.
Ces scripts ont été rédigés en imaginant l'un des deux dirigeants devant la caméra. C'est une hypothèse de travail — nous déciderons ensemble, en rendez-vous, du format et du porte-parole qui vous ressemblent le plus.
Quand les gens voient 50 % de remise sur une étiquette, ils pensent faire une affaire. En réalité, dans beaucoup d'enseignes, le prix de départ a été calculé dès le début pour qu'on gagne encore de l'argent à moitié prix.
Quand les gens voient 50 % de remise sur une étiquette, ils pensent faire une affaire. En réalité, dans beaucoup d'enseignes, le prix de départ a été calculé dès le début pour qu'on gagne encore de l'argent à moitié prix. Je vous explique comment ça marche, parce que c'est assez simple en fait. Dans le métier, on part de ce que le vêtement nous a coûté à fabriquer, et on multiplie. Selon le positionnement, on multiplie par deux et demi, par trois, parfois par six. Ça, c'est normal, il y a le loyer de la boutique, les salaires, le transport, les invendus. Personne ne triche là-dessus. Le problème, c'est ce qui se passe quand vous savez à l'avance qu'une bonne partie de votre collection va partir en promotion. Parce que là, vous ne multipliez plus par trois. Vous multipliez par quatre. Comme ça, le jour où vous affichez moins cinquante, vous gagnez encore votre vie. Et ce n'est pas marginal. Dans l'habillement, à peu près un vêtement sur deux est vendu en promotion ou en solde. Un sur deux. Donc le prix plein, celui qui est barré sur l'étiquette, il n'a parfois existé que quelques semaines. Voire jamais vraiment. Nous, on a pris le problème par l'autre bout, et honnêtement c'est ce qui a le plus changé notre métier ces dernières années. Avant, on achetait nos collections quatre mois avant la saison. Quatre mois. À quatre mois, vous ne savez rien. Vous commandez trois mille pièces d'un imprimé en croisant les doigts. Si vous vous trompez, vous vous retrouvez avec un stock sur les bras, et la seule sortie c'est la démarque. Aujourd'hui on achète quatre semaines avant. On a rapproché notre production, on fabrique en Italie, au Maroc. Et à quatre semaines, vous avez déjà vu les premières ventes, vous savez ce qui marche, vous commandez la bonne quantité. Et quand vous avez la bonne quantité, vous n'avez pas besoin de brader. C'est ce qu'on appelle en interne passer d'une culture du chiffre à une culture de la marge. Ça a l'air technique dit comme ça, mais pour la cliente ça veut dire une chose très concrète : le prix qu'elle voit, c'est le prix. Donc le vrai réflexe à avoir, ce n'est pas de regarder le pourcentage de remise. C'est de regarder le prix final, et de se demander ce qu'il y a dans le vêtement pour ce prix-là. Une marque qui démarque peu, ce n'est pas une marque chère. C'est une marque qui a bien acheté.
Il y a un geste que je fais systématiquement quand je prends une maille en main. Et en trois secondes, je sais si elle va boulocher.
Il y a un geste que je fais systématiquement quand je prends une maille en main. Et en trois secondes, je sais si elle va boulocher. Vous passez la main sur la surface du pull, mais à contresens, pas dans le sens du poil. Et vous regardez ce qui se passe. Si les petites fibres se soulèvent, si elles bougent, si elles ont l'air de vouloir sortir du tricot, c'est fini. Ce pull bouloche dans trois lavages. Pour comprendre pourquoi, il faut savoir ce qu'il y a dans un fil. Un fil, ce n'est pas un truc lisse et continu. C'est des milliers de petites fibres, courtes, qu'on a tordues ensemble pour qu'elles tiennent. Et tout se joue sur la longueur de ces fibres. Quand elles sont longues, elles sont bien accrochées les unes aux autres, elles restent en place. Quand elles sont courtes, il suffit d'un peu de frottement pour qu'elles ressortent, qu'elles s'emmêlent entre elles, et qu'elles forment cette petite boule qu'on connaît tous. L'écart est énorme. Une fibre longue, au-delà de trente-cinq millimètres, bouloche à peu près dix fois moins qu'une fibre courte de vingt millimètres. Dix fois. Pour un pull qui a exactement la même étiquette. Il y a un deuxième paramètre, c'est la torsion. Plus on serre le fil en le tordant, mieux les fibres tiennent en place. Et là il y a un piège que je trouve assez injuste pour les clientes. Parce qu'un fil peu torsadé, il est plus moelleux sous les doigts. Il est plus agréable en magasin. Donc très souvent, le pull le plus doux du rayon, c'est celui qui va le plus boulocher. Après, il faut être honnête, le boulochage n'est pas un défaut de fabrication. C'est mécanique. Ça arrive là où ça frotte, sous les bras, sur les côtés, à l'intérieur des manches. Même une très belle maille finit par en faire un peu. Mais entre un pull qui fait trois bouloches en deux ans et un pull qui est couvert au bout d'un hiver, il y a un choix de matière. Et ce choix, il a été fait bien avant que la cliente entre dans le magasin. Alors la prochaine fois, avant de regarder le prix, passez la main à contresens. Si ça bouge, reposez-le.
On nous dit que produire vite, c'est produire mal. Nous, on a divisé nos délais par quatre. Et ça n'a rien à voir.
On nous dit que produire vite, c'est produire mal. Nous, on a divisé nos délais par quatre. Et ça n'a rien à voir. Je m'explique, parce que c'est un raccourci qu'on entend tout le temps et il mélange deux choses très différentes. Il y a la vitesse à laquelle vous achetez. Et il y a le nombre de choses que vous mettez sur le marché. Ce n'est pas le même sujet. Nous, il y a quelques années, on achetait quatre mois avant la saison. À quatre mois, vous pariez. Vous choisissez un imprimé, vous commandez, et vous attendez de voir. Si vous vous êtes trompé, vous l'apprenez trop tard. Aujourd'hui on achète quatre semaines avant. On a rapproché notre production, on fabrique plus près, et ça a tout changé. Parce qu'à quatre semaines, on a déjà les premiers retours des boutiques. On ajuste les quantités. On produit ce qui se vend, dans la quantité où ça se vend. Mais on n'a pas augmenté le nombre de modèles pour autant. On fait toujours à peu près le même nombre de collections qu'avant. Et c'est exactement là que les chemins se séparent. Une maison classique, c'est deux à quatre collections par an. Certaines enseignes sont montées à vingt-quatre, et même une cinquantaine de micro-collections, avec un cycle complet de deux semaines entre l'idée et le portant. Et à l'extrême, il y a des plateformes qui mettent en ligne plusieurs milliers de nouveaux modèles. Par jour. Plusieurs milliers par jour. Réfléchissez à ce que ça veut dire concrètement. À ce rythme-là, personne n'a tenu le vêtement dans ses mains. Personne n'a choisi le fil, personne n'a validé la coupe sur un mannequin, personne n'a fait le lavage-test. Ce n'est pas qu'ils font mal leur travail, c'est qu'il n'y a plus de travail possible. C'est un algorithme qui décline des visuels. Donc quand on compare une marque de prêt-à-porter avec ce genre de plateforme, on compare deux métiers qui n'ont plus rien en commun à part le mot vêtement. La vitesse, franchement, ce n'est pas le sujet. Nous, elle nous sert à moins nous tromper, donc à moins gaspiller, donc à moins démarquer. La vraie question à se poser sur une marque, ce n'est pas à quelle vitesse elle produit. C'est combien de références différentes elle sort chaque année. Parce que quand un catalogue est infini, ça veut dire que personne n'a regardé les produits un par un. Et ça, ça se sent au toucher.
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Générer des millions de vues organiques sur les réseaux sociaux, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Et ce n'est pas qu'une question d'expertise sur les plateformes. Aussi bon soit-on dans son métier, rien ne décolle si le sujet n'a pas de matière, pas de tension, pas de vérité à défendre.
C'est pour ça que nous choisissons minutieusement les dirigeants et les entreprises que nous contactons. Nous savons reconnaître un sujet qui mérite qu'on y consacre des mois.
Le prêt-à-porter féminin, ce n'est pas un marché de plus. C'est un secteur où les clientes ne savent plus à quoi se fier pour juger un vêtement, où la promotion permanente a effacé la notion même de prix juste, et où une voix claire peut vraiment compter.
Si ce que vous avez lu vous parle, nous sommes là quand vous êtes prêts.